Gaston Alexandre

Peintre du cœur humain

 

Cet homme qui s’élevait au-dessus de lui-même avait cette qualité qui le disposait à sacrifier son intérêt personnel pour celui des autres et la générosité de son âme se reflète dans le sentiment d’humanité qu’il a su si bien exprimer sur ses toiles. La profondeur, la genèse sociale et symbolique qui émanent de ses créations, le Sésame ouvre-toi de la peinture, ce don qu’il avait.

Cet esprit, traversé par un fluide divin, lui donnait l’inspiration, l’enthousiasme, et quand sa main peignait, c’est son cœur qui le guidait au travers de son âme. Ainsi, son œuvre est-elle l’expression d’une certaine condition humaine. Son œuvre picturale est l’histoire d’une profonde réflexion sur la vie et l’être humain.

Un parcours qui se développe comme une quête spirituelle. Il a créé avec les puissances de l’intelligence, les ressources de la sensibilité et de la ferveur des âmes flamboyantes.

Dans son coin de campagne, il a poursuivi ce parcours difficile où l’homme depuis l’art paléolithique, cherche à mieux comprendre son destin en allant inlassablement à la recherche fervente de la Beauté.

On pressent derrière ses plus belles œuvres ce que les efforts de l’âme, en lui, ont sublimé.

Eliane Alexandre

Photographie de Gaston Alexandre devant une toile.

Gaston Alexandre, par André Bettencourt

Membre de l’Institut

             Est-il plus grand bonheur dans la vie que de faire ce pour quoi l’on est fait ? Encore faut-il en avoir conscience suffisamment tôt. Tel est le problème des vocations. Nous avons tous, sûrement, une vocation. Trop souvent, me semble-t-il, une carrière est choisie selon l’intérêt ou pour des raisons de conventions. En procédant ainsi, parfois, on se trahit soi-même pour des illusions.

Gaston Alexandre a eu la chance d’avoir très vite l’intuition du don qui était en lui. Il savait qu’il avait reçu « l’enthousiasme créateur que Dieu veut bien prêter à certains hommes » ! Il fut fidèle à ce don, il l’a cultivé sans le souci du profit en menant par ailleurs une existence professionnelle, où il s’accomplissait aussi. Pour autant, il ne fut pas un peintre amateur.

« L’Art de la Peinture », disait-il, « c’est une aventure, donc une réussite ou un échec ». Pour lui, ce fut une réussite et tout l’avait tenté dans l’art pictural, tantôt à la manière classique, tantôt impressionniste, tantôt même peinture abstraite. Successivement, il a eu envie de tout. Il a tout essayé, et avec beaucoup de talent.

Il lui arrivait de commencer un tableau dans un sens et de le terminer dans un autre, tant son imagination était grande, et parce qu’à un moment donné, alors qu’il était au travail, une autre perspective s’offrait à lui, qui faisait que le tableau de la fin n’était plus celui du début.

Je voudrais d’abord évoquer l’homme. Gaston Alexandre était quelqu’un de chez nous, c’était un normand. Il est né à Rouen le 11 février 1908. Par-dessus tout il est Gravenchonnais. Il s’est installé à Notre Dame de Gravenchon en 1934. Il y a fait ses premières armes sur le plan industriel, d’abord comme opérateur, puis comme électricien. Il venait de la Marine Nationale où il s’était engagé pour trois ans.

Puis il a continué, sa vie durant, à la Mobil. Gaston Alexandre a donc connu Gravenchon village, il a vu Gravenchon avec ses premières raffineries d’Esso et de Mobil. Sur nos champs, sur nos marais, il a suivi le développement, jusqu’à Lillebonne, de toute cette industrie de la pétrochimie qui a fait la prospérité de notre vallée de la Seine.

Comme je suis, moi aussi, un enfant du pays et que, petit garçon, je me souviens d’être venu avec mon père, bien des fois, sillonner Gravenchon campagne, j’ai pu admirer cette progression. Je ne puis que saluer, en Gaston Alexandre, un des artisans de notre histoire commune.

Il n’était pas possible de connaître Gaston Alexandre sans l’aimer. Sa générosité forçait l’estime.

Il avait fait don à la première Maison des Jeunes et de la Culture de Notre Dame de Gravenchon, d’une grande fresque pour le premier anniversaire de l’activité de la Maison de Jeunes, fresque de 2.50m sur 5.50m ; œuvre imposante afin d’orner les murs du foyer, ce qui donnait à ce foyer, un petit air de Saint Germain des Prés.

Malheureusement, cette fresque a disparu lors de l’incendie qui fut à l’époque un événement tristement mémorable.

La notoriété de Gaston Alexandre l’avait amené à prendre d’autres responsabilités. Pendant treize ans il fut le président de l’Association des Artistes Caudebécais. Il a donné à cette Association le meilleur de lui-même avec une foi entière.

En avril 1969, il a été élu Vice-Président des Indépendants, il était sociétaire de la Société des Artistes Rouennais, il était Membre du Salon Normand, Membre de plusieurs jurys.

Gaston Alexandre se passionnait pour son Art. Bien qu’angoissé, c’était un enthousiaste. C’était un homme d’esprit, fin et original, d’une grande humanité, d’une grande bonté, modeste, indulgent pour les autres. Son dévouement a été exemplaire. Il avait de la gaieté dans le cœur, il avait le sens de la camaraderie, le sens de l’amitié.
Aussi on le recherchait, on l’appréciait partout.

Tous ceux qui l’ont vu au travail gardent de lui un souvenir qui n’est pas commun. C’était quand même un cas, un peu spécial. Et si l’on recueille les témoignages de certains ingénieurs, qui évoquent avec plaisir sa mémoire, voici généralement ce que l’on entend : « Ce n’était pas un homme comme les autres ».

« C’était un homme qui avait une recherche intellectuelle constante, il lisait sans cesse, il apprenait. Il se cultivait perpétuellement, il ne s’adonnait pas à des lectures faciles, et il aimait ce qui élevait son esprit et son âme. »

Voilà l’image qu’il a laissée. À l’heure où l’on parle beaucoup de « ce droit au diplôme » une telle conduite n’est pas sans enseignement. Un homme, en vérité, fait des études toute sa vie. Il n’y a pas un temps pour les études, comme on pourrait le croire, et puis plus rien, on arrête, on en sait assez. Que l’on ait eu ou non le privilège de fréquenter l’Université, il faut se dire que l’on apprend toute sa vie. L’expérience, aussi, est une école. Un diplôme n’offre pas de garantie définitive de culture. Une culture, ce n’est pas un bagage, un viatique que l’on constitue, pendant ses années de jeunesse, pour toute l’existence. Il n’y a pas de culture qui ne soit vivante, sans cesse renouvelée, qui ne s’appuie pas sur une méditation personnelle. Il n’y a pas de culture « théorique ».

Gaston Alexandre avait fait le pari de la beauté. Il s’est occupé aussi des plus jeunes. Il a passé une partie de ses connaissances et de son art à d’autres. Quand on a un don, on peut, naturellement, donner. Il est impossible de se désintéresser tout à fait de la pédagogie, de la formation. Parce qu’on a reçu, on souhaite transmettre. Ce n’est point là seulement une obligation. C’est une joie, c’est un plaisir. En donnant soi-même, on ne fait que célébrer la chance d’avoir reçu. Il s’agit d’un mouvement naturel, ou qui devrait l’être. Gaston Alexandre était de ces hommes qui ont la certitude de vivre davantage lorsqu’ils partagent.

Gaston Alexandre, artiste, possédait une solide technique. Jeune homme, il avait déjà recherché sa voie comme élève de l’École des Beaux-Arts de Paris où il avait été attiré, non pas par la peinture mais par la sculpture. Finalement, c’est la peinture qui allait le révéler à lui-même.

D’abord ce fut pour lui un divertissement, puis une passion. Il fut d’emblée admis par les Artistes Normands. Il a été amené à exposer dans une quantité de salons, à Paris et en province ; et certaines de ses œuvres ont été présentées à l’étranger, en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis. Il a participé, bien entendu, à la plupart des manifestations de notre région, où les connaisseurs ont été à même d’admirer régulièrement ses œuvres, ses toiles à Rouen, à Yvetot, à Caudebec en Caux, à Fécamp, à Yport.

Il disposait, c’est incontestable, d’une palette étonnante, il utilisait avec le même succès l’huile, la gouache, le fusain et la craie.

Il avait « un métier » comme l’on dit. Et cela devient trop rare. Peut-on créer de façon spontanée, sans préparation ? Il faut citer ici  Gaston Alexandre. Avec tristesse, il constate : « Les peintres ont peu à peu abandonné les méthodes classiques de travail, il faut aller vite en art comme en autre chose. Inutile de faire des études préalables avant la mise en route d’un tableau : on peint directement sur la toile au petit bonheur de l’inspiration, et vaille que vaille. Inutile de travailler d’après « nature ». C’est d’abord une perte de temps, et puis la nature on l’arrange mieux à son gré en ‘ne la regardant pas’ ! On réduit la part du dessin à sa plus simple expression, souvent même on la supprime tout à fait… Peu d’artistes s’embarrassent d’observer encore les lois des coloris et des valeurs. »

Le vieil adage dit : « On ne commande à la nature qu’en lui obéissant ». Gaston Alexandre était capable d’observer, longtemps. Certains croient trouver dans l’art abstrait un moyen d’échapper à cette nécessité de l’observation. C’est une erreur. Même les plus grands peintres abstraits sont des imaginatifs, et l’on n’imagine jamais qu’à partir de la réalité. L’homme n’invente rien, à proprement parler, qui n’appartienne déjà à la réalité.

Qu’il peigne des souliers, des scènes d’usine ou de la vie industrielle, à la Zola, des paysages, ou que, délaissant son inspiration figurative, il s’adonne à l’art abstrait, comme il le fait par exemple avec les verticales colorées de sa toile « Pétrole », Gaston Alexandre demeure un artiste désireux que la peinture « parle », qu’elle touche, qu’elle résonne profondément dans la sensibilité.

Il a abordé tant de genres, qu’il n’est pas aisé de caractériser sa manière. Pourtant, il en a une. Il est reconnaissable. Son talent a une marque. Dans la variété de son œuvre, je me suis demandé où était l’unité, que l’on ressent si profondément, sans pouvoir facilement la définir par des mots.

Sa veine est essentiellement figurative. Cela ne veut pas dire qu’il se soit tout à fait détourné de l’abstrait. Mais dans l’abstrait encore, il cherche quelque chose de figuratif. Ce qu’il n’aime pas, c’est l’abstrait pour lui-même.

« L’art abstrait », écrit-il, « c’est un tout, auquel il est très difficile d’accéder, il est, très décoratif, c’est un fait – il est difficile de s’y blottir à son aise – l’esprit est embarrassé, il arrête sa course vagabonde, il ne peut bondir dans la toile, il se trouve stoppé au départ, il abandonne ». Je relève une expression qui, je crois, donne la clé de son art, et du lien de son art et de sa personnalité : « se blottir à son aise ». Voilà ce qu’il attend de la peinture. Il n’ignorait pas l’anxiété, mais ce sentiment se développe chez lui en même temps que ce qui le répare : l’intimité du foyer, de la famille, de la maison, de l’objet quotidien, la camaraderie du milieu du travail.

On voit dans ses toiles, souvent, une tristesse et en même temps ce qui sauve cette tristesse, ce que Dieu a donné à l’humanité pour qu’elle s’y raccroche.

Son tableau « La famille », est à cet égard si caractéristique. Par ailleurs, lorsqu’il aborde l’abstrait, surtout pour illustrer le monde technique et moderne, il redoute la froideur, et il se rattrape par le coloris de manière à susciter cette impression de chaleur et de salut. Nulle part, il ne renonce à la main tendue, à l’espoir, à la lueur ou à la chaleur, au havre.

Dans cet art, sincère, authentique, s’exprime une personnalité, à la fois inquiète et aimante.

« L’homme n’est-il pas toute sa vie à la recherche de quelque chose ? Alors n’a-t-il pas raison d’opter pour le beau, pour l’agréable ? » se demandait Gaston Alexandre. Et il ajoutait : « Même inquiet, soucieux, l’artiste retrouve cette joie de vivre dans cette éternelle lutte qui est la plus belle, parce qu’acceptée volontairement et sans contrainte ».

Repères biographiques

1908

Naissance le 8 février de Gaston Alexandre. Son père, Albert Alexandre, âgé de cinquante-deux ans, est employé de commerce, habitant 8, rue Jeanne d’Arc à Rouen ; sa mère, Marie Carbon, âgée de trente-quatre ans, est piqueuse de chaussures ; Gaston est le cadet de son frère Albert né le 28 mais 1906 et d’une demi-sœur Andrée Roënelle. Son père est veuf deux fois, sa mère également veuve avant leur mariage.

1922

Il perd son père qui le choyait. Il a quatorze ans et en est profondément bouleversé. Il passe toute sa jeunesse à Rouen. Initié à la musique et au dessin, ses dons pour l’art étaient déjà précoces, de même que pour son frère aîné, Albert.

La lignée des Alexandre de cette époque a toujours comporté des artistes, notament son oncle A. Alexandre, peignant sur porcelaine, et son frère Albert, artiste peintre également.

Les deux frères Alexandre posant sur une photographie
1927

25 février, il a 19 ans et s’engage dans la Marine Nationale.

1928

Lors d’une permission à Rouen, il fait la connaissance de Melle Yvonne Vernier qui devient sa femme.

1929

4 décembre, naissance de sa fille Eliane à Paris 14. Gaston Alexandre est en mer.

1930

Le couple vit à Paris, il y travaille en tant qu’électricien et suit les cours du soir de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.

1933

Il quitte Paris avec sa famille pour s’installer en Normandie, habite quelques temps à Quillebeuf sur Seine (Eure). Il est engagé comme opérateur à la Raffinerie Esso Standard à Port Jérôme.

Naissance le 24 septembre de son fils Gaston à Pont-Audemer (Eure).

Photo d'Yvonne Alexandre, Eliane et Gaston.
1937

Son frère Albert, auquel il est très attaché, part combattre le régime de Franco en Espagne.

Gaston Alexandre posant avec son frère, Albert.
1940

Le 10 juin, l’invasion allemande provoque l’incendie de toutes les réserves de produits pétroliers des deux raffineries, celui-ci dure ra deux mois ; Alexandre part avec sa famille en exode évitant de justesse le pire lors d’un canardage à Pont-Audemer (Eure). Ils resteront quelques temps au Croisic, puis retourneront à Notre Dame de Gravenchon.

Pendant ces quelques années, il dessine principalement avec du fusain, du pastel, de la craie, sur les murs du salon qui n’est pas encore meublé, et quelques fois il peint sur des petites toiles. Il fait aussi partie d’une chorale.

1943

Appelé à rejoindre l’Allemagne en STO, Service Travailleur Obligatoire, il n’y part pas et est affecté à la base allemande sous-marine de Saint Nazaire.

1944

Sa sœur Andrée décède subitement, boulevard des Belges à Rouen.

1945

Il entre en tant qu’électricien à la Socony Vacuum, qui deviendra la Mobil.

1947

Mort de sa mère à l’hôpital Charles Nicole à Rouen, décédée d’asthénie, affaiblie par le chagrin de la mort de sa fille Andrée et de toutes ces années sans nouvelles de son fils Albert, disparu en Espagne. Gaston Alexandre est profondément déchiré.

1948

Il est d’emblée accepté au Salon des Artistes Normands, Musée des Beaux-Arts, rue Thiers à Rouen.

1954

La Revue Moderne des Arts et de la Vie (autrefois Revue du Bien dans la Vie et dans l’Art) lui consacre une critique.

1959

Président de la Société des Artistes Caudebécais, enthousiaste, très bon organisateur, il devient le véritable pivot de cette association ouverte à toutes les formes de l’expression artistique ayant pour but d’encourager et de développer les talents tant en peinture qu’en dessin, sculpture, poésie, photo d’art, émaux, musique, théâtre. Rôle consistant en réunions de travail, d’une part, et de critique, d’autre part.

Gaston Alexandre devient très vite la tête de file de ce groupe. Il accroche ses toiles sur toutes les cimaises du Pays de Caux, Salle de la Tour d’Harfleur, Manoir de Rétival, Hôtel de la Marine, Caudebec-en-Caux, exposition du « Mascaret » à Yvetot, Maison des jeunes et de la culture d’Yvetot, Foyer rural de Limesy, Hall principal de la Maison des Jeunes et de la Culture de Gravenchon, salons réguliers sur les cimaises gravenchonnaises, expositions périodiques du Chenil de Grainville, à la Palette Cantilienne à Canteleu, Halle aux toiles à Rouen, Salon des Artistes Normands au Musée des Beaux-Arts de Rouen, Maison des Jeunes et de la Culture de Caen, Maison de la Prairie, galerie Raymond Duncan Paris. 

Ses toiles remportent un grand succès.

Gaston Alexandre pris en photo à la campagne
1961

Vacances dans le Var.

1962

Collaboration avec l’Association culturelle « Les Drakkars » de Notre Dame de Gravenchon. Membre d’un groupe amateur de théâtre, il jouera le rôle de l’impresario américain dans la pièce de Goudustock.

1964

En mars, il offre à la Maison des Jeunes un e fresque pour orner les murs de leur foyer, une évocation de cette première année d’activités – non dénuée d’humour – qui reflétait très bien sa jeunesse de tempérament et l’originalité sympathique de son personnage. Il voyage en Hollande, il voulait depuis longtemps voir de près un « Rembrandt ».

1965

Il obtient un premier prix au Salon des Indépendants Normands à la Halle aux toiles de Rouen, avec une toile représentant l’église du 13ème siècle du Vieux Gravenchon (Seine Maritime) – médaille offerte par la « Ligue Urbaine et Rurale ».

Gaston Alexandre donnant des cours de peinture
1966

Première exposition particulière Rouennaise, Galerie Lemonnier (Maison du Dessin).

Responsable et animateur de l’activité de peinture à la Maison des Jeunes et de la Culture de Gravenchon, il organise des expositions avec la participation des peintres des Maisons des Jeunes et de la Culture de Lillebonne, Fécamp et Rouen. Il dirige un exposé-débat public « Le Peintre et sa Peinture » où il évoquera, à travers son expérience personnelle, les problèmes du peintre amateur, ses buts et ses espoirs.

L’Association des Peintres Fécampois dont le président est Monsieur Burel se joint à l’Assciation des Artistes Caudebécais pour les expositions régionales. L’amitié entre les deux sociétés caudebécaises et fécampoise se concrétise de façon régulière par des expositions communes.

S’il lie dès lors des rencontres nombreuses et diverses, Gaston Alexandre reste néanmoins un solitaire.

Il accroche quelques toiles au bar l’Etrier.

Il voyage en Grande bretagne, où il fait don à la ville de Street (Somerset, Angleterre), jumelée à Notre Dame de Gravenchon, de sa toile « l’Eglise du Vieux Gravenchon », Médaille du Salon des Indépendants.

Photographie de Gaston Alexandre devant une toile.
1969

Il est élu vice-président des Artistes Indépendants de Rouen et de Normandie à la Halle aux Toiles, Place de la Basse-Vieille-Tour.

1970

Médaille de galet, Yport avec son tableau « Yport, le retour ». Première exposition Franco-Belge à Rouen.

1971

Le 18 décembre, il décède de la maladie d’Olser, diagnostiquée seulement le lendemain de sa mort. Funérailles dans l’église Notre Dame, Gaston Alexandre est enterré à Notre Dame de Gravenchon.

1972

Salon 72 de Rouen Art Plastiques, Musée des beaux-Arts, rue Thiers, quelques unes de ses toiles y sont présentées.
Émouvante rétrospective : « Notre camarade disparut au moment où il pouvait échapper pour sa grande  joie à un travail le limitant dans ses recherches picturales afin de consacrer à celles-ci toutes ses forces. Cet artiste tint le rôle d’école dans la région Havraise où il prodiguait ses conseils à de nombreux élèves. Président de Société, il se dévoua intensément pour sauvegarder la qualité des présentations. Son art caractérisé pour une composition rappelle les vitraux romans avec leur vibration colorée. Son dessin stylisé était souvent serti de traits comme des plombs. Sa grande sincérité et sa probité artistique lui valaient l’estime de tous ses amis des Arts Plastiques ».

1982

En Mars, hommage posthume en la Mairie de Notre Dame de Gravenchon dans la nouvelle salle des mariages, organisé à l’occasion du dixième anniversaire de sa mort, sous la présidence de M. André Bettencourt, Membre de l’Institut.

1990

Samedi 22 décembre, inauguration de la rue Gaston Alexandre à Notre Dame de Gravenchon.  

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